Le bras des hommes et les dents de la machine
La météo fait des misères aux bénévoles de la société des courses. L’entretien des pistes est un souci accaparant.
Les choses sont ce qu’elles sont. Il faut s’en remettre aux caprices du temps. Les professionnels en sont conscients et comprennent les difficultés des sociétés pour présenter des pistes de bonne texture pour les galopeurs. Après le passage des chevaux lors de la première réunion, les pistes ont souffert. Dimanche, la réunion est consacrée, dans sa totalité, à la discipline du galop. Pas question de laisser les pistes en mauvais état.
Alors on fait appel aux bénévoles. Ils répondent présents au petit matin. Leur rôle : boucher les impacts laissés par les sabots, la veille. Le rendez-vous se fait au lever du jour, dans la brume, noyant l’hippodrome. Les pistes sont gelées. L’eau de la rivière des tribunes est glacée. Sur le coup de midi, les trous ont été bouchés après trois heures de boulot. Place aux machines.
Sous le soleil
L’après-midi, le décompacteur va entrer en piste. Sommairement, son rôle consiste à soulever le sol et à le niveler. Les ouvriers de la première heure matinale goûtent la différence. La machine rend une piste aplanie grâce, en partie, au travail effectué par les bénévoles. Le soleil est là. Pas question de lambiner. C’est parti jusqu’à la tombée du jour.
Les bénévoles ne se posent pas de questions. 0n prévoit de la pluie en fin de semaine ? "Et alors ?" avance l’un d’eux. "Nous faisons ce qui est en notre pouvoir. Le beau temps ? Cela ne se décrète pas encore." Et de lever les yeux au soleil en souhaitant seulement que le ciel soit aussi clément, dimanche, qu'en ce bel après-midi du mois de mars.
A midi, une partie de bénévoles s'occupe de la rivière des tribunes toujours glacée
Sous le soleil retrouvé, le décompacteur va peaufiner le travail entrepris ce matin
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