Un Cheval en Hiver
Antoine Blondin, dans son roman, Un Singe en Hiver nous conte l'existence aléatoire des primates chinois se réfugiant dans les villes pour fuir les campagnes inhospitalières . "Ainsi quand ils sont assez nombreux, on chauffe un train pour les renvoyer vers leurs forêts natales". Exil fatal à beaucoup. Heureusement le trotteur n'est pas soumis à ce régime durant l'hiver. Il voyage confortablement dans des vans adaptés. Il est accueilli dans un box hermétique aux vicissitudes de la météo, Il fait sa promenade de décontraction chaudement emmitouflé tel le cheval de l'antique corbillard. Après la course, il prend une douche pour préserver l'apparat de sa seyante robe de demi-saison. Cependant sa vie d'athlète ne s'épanouit pas dans le confort. Peut-être même finit-il par envier l'existence apparemment insouciante des singes de Blondin ? Pour cela, il lui faudra attendre le retraite qui s'évalue au mérite. Dans les meilleurs des cas : retrouver l'herbage de sa jeunesse. Finis les boxes confinés, la diététique, l'entraînement, l'obligation de résultats. Aux orties la robe soyeuse de compétition. Elle sera troquée contre une bonne vieille défroque de saltimbanque imperméable au froid et à la boue. Mais pour arriver à cette vie rêvée, il aura fallu apporter son picotin à la Caisse des Cadres de la race chevaline, la monnaie de singe n'ayant pas cours dans le milieu.
Lundi 16 janvier 2012 réunion de trot avec 9 courses. Début des opérations à 12 h 45.