Le Blog de la société des courses ouvre une nouvelle rubrique faite d’échos divers recueillis sur l’hippodrome. Il faut y voir la proximité et la convivialité matérialisées par des rencontres inattendues. Un peu passéiste, voire ringard jugeront certains. De l’information à l’ancienne.. Peut-être. Mais comme votre serviteur bénévole n’est pas de la première jeunesse, il fait avec ce qu’il a et ce qu’il est.
Tyquaveron, la constance récompensée
Tyquaveron est un costarmoricain pure souche. Il a été élevé par la famille Lozach et Madame Le Bras demeurant respectivement à Senven-Lehart et Plésidy. Le cheval n’avait sans doute pas gardé un très bon souvenir d’Yffiniac où il avait été malheureux à deux reprises. Pourtant la troisième a été la bonne. Sa victoire ne souffre d’aucune contestation en dépit d’un terrain rendu pénible. Il est entrainé par Jerry Planque. Un ancien jockey reconverti en entraîneur reconnu, comme son collègue Pascal Journiac, vainqueur de la dernière course.
Trois membres de la société avaient des partants. Boathouse, une acquisition de Daniel Cherdo, a bien tenu sa partie en terminant deuxième. Paradis Gagné que nous avons distraitement nommé Pari Gagné ( pas totalement faux) a fait, de l’hippodrome, son Eden. Une quatrième place qui a satisfait Florian Renault, son propriétaire. L’inédit Aber, entraîné par Christophe Lotoux a fini honorablement, à la même place.
Tyquaveron (J.Charron) est surtout pressé de regagner son box
Rencontres
Bernard de Fonclare et René Bouteloup
Bernard de Fonclare a retracé, d’une plume alerte, la vie de Wladimir Hall, un entraîneur emblématique de la deuxième moitié du 20 ° siècle. Pourquoi parler de Saint-Brieuc ? Son héros Wladimir Hall, enfant d’une famille russe fuyant le régime soviétique a mis fin à une errance qui s’est terminée à Cesson où il a entraîné avec succès un certain nombre de gagnants durant quelques années. Il est parti ensuite dans la Sarthe à Crosnières.
Pourquoi René Bouteloup ? Parce qu’il a été le collaborateur assidu de W Hall et qu’à titre personnel, il a été un jockey d’exception digne de figurer parmi les plus titrés de sa génération. Un souvenir costarmoricain ? « Corlay évidemment. La même journée, j’ai gagné le Steeple avec Hélinda et le Cross avec Gottland. » Très diplomate, il ajoute « Yffiniac m’aurait plu. C’est un tracé régulier avec des obstacles corrects et surtout bien faits ».
Pour commander l’ouvrage sur Wladimir Hall, tapez le site Bernard de Fonclare et accéder au Bon de Commande.
Bernard de Fonclare (assis) en compagnie de René Bouteloup (à gauche) et des acheteurs du livre
Stade Briochin d'un autre âge
Mais que font ces trois anciens stadistes des années 60 sur un hippodrome ? Jean-Louis Le Chaux est assidu en tant que propriétaire. Jean Duval et Michel Brié sont évidemment ses fidèles supporters. Tous unis comme aux plus belles heures du Stade où Jean était le dernier rempart talentueux bien aidé par Jean-Louis ratisseur infatigable tandis que Michel, à l’allure déliée, défiait les défenses adverses. Aujourd’hui, ils s’en vont allègrement vers les 80 balais, avec une mémoire riche en souvenirs communs. Ca aide…
Les anciens Bleu et Or Jean-Louis Le Chaux, Jean Duval, Michel Brié
Au résultat, Mesdames
Le club de photo à plérin est connu pour son dynamisme. On ne se contente pas de rester figé dans le conformisme. Ces dames s'attaquent à la photo hippique avec un certain succès en dépit de la difficulté de la chose. Le Président a promis de matérialiser tous ces travaux par une exposition dans le cadre d'une réunion à l'hippodrome où ils seront accueillis bien volontiers. Le monde des courses ne doit rester cloîtrer dans ses chapelles surtout lorsque le profane tente d'y accéder par le biais de la création artistique.
Le verdict de la photo : assez bien mais peut mieux faire
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