Les hippodromes marins jouent la carte de l'Europe
Avec 4000 entrées et 40.000 € de jeux au Pmh, Plestin comme les autres hippodromes marins, présente un bilan intéressant. A une époque pas si lointaine où les instances conseillaient de laisser la place aux romantiques, Plestin a bénéficié des vents porteurs pour asseoir durablement sa réputation.
Pour être plus fort, les sociétés marines, sous l'impulsion du président Eléouet ont organisé le Trophée des Plages, sous couvert d'un esprit fédérateur ; Aujourd'hui un projet plus ambitieux est en voie d'accréditation comme nous le signale Michel Ollivier dans Paris-Turf.
« Une réunion intéressant les hippodromes marins de Cuxhaven (Allemagne), Layton (Irlande), Laredo et San Lucar (Espagne) a eu lieu à Plestin. Une association a donc été créée afin d'encourager l'échange d''informations concernant la gestion des pistes, la sécurité des spectateurs, le bien-être des chevaux et la promotion du commerce local ». Tels étaient les grands thèmes présentés par Paul Khan, secrétaire de la fédération des courses européennes et méditerrannéennes. La spécificité des hippodromes marins n'est pas étrangère à ces préoccupations.
La concrétisation sur la plage « se ferait par une réunion organisée chaque année par l'une des sociétés à tour de rôle. Elle ne s'intéresserait qu'aux courses de galop, ce qui exclurait, pour le moment Jullouville et Ploubalay, sans être tenus définitivement à l'écart. Une telle association déclarée pourrait selon Paul Khan concourir à la levée de fonds européens pour le développement rural de l'Union Européenne ».
Les courses sur les hippodromes marins se calquent sur la marée. Chaque année, elles reviennent et puis s'en vont. Fidèles et sans surprises. Rien ne les empêche de s'ouvrir à d''autres horizons pour y apporter un flux nouveau.
Avec la collaboration de Michel Ollivier