Gérer, au mieux, la concurrence face au Pmu et la crise économique
L'Assemblée générale de la Fédération de l'Ouest a eu lieu à Yffiniac. Toutes les sociétés, au nombre de 48, étaient représentées. Cette assiduité était, en partie liée, à la situation assez délicate que connaissent les Institutions des courses.
Bertrand Belinguier Président de France Galop, Claude Simon, Président de la Fédération, Dominique de Bellaigue Président, Guillaume Maupas, directeur technique Secf, Pierre Fréaud, secrétaire général de la fédération nationale
Elle n'échappe pas au contexte économique. Moins d'argent donc moins de jeux. Autre constatation : Le Pmu qui finance les courses connaît une sérieuse concurrence de la part des paris sportifs ou de la multiplication d'autres formes de jeux. On est loin de l'époque où le Pmu n'avait que les Casinos et la Loterie Nationale comme concurrents. 76 millions de moins ont été alloués aux Tutelles. Moins d'argent chez les parieurs, concurrence des opérateurs privés, Bertrand Belinguier, Président de France Galop, souhaite que la loi qui se prépare n'accentue encore plus le déséquilibre entre les différents opérateurs.
Dominique de Bellaigue, Président du Cheval Français souleva l'épineux problème de la TVA. 70% des propriétaires ne peuvent la récupérer. Peu à peu, beaucoup vont prendre une certaine distance avec les courses. Il y aura une répercussion sur l'élevage, les entraîneurs et toutes les professions qui exercent leurs activités autour du cheval. Pour les parieurs, la perspective d'une dégradation de la qualité des chevaux pourrait les inciter à restreindre leur mise. Ce fut aussi l'occasion de rendre un hommage appuyé aux Bénévoles qui oeuvrent dans les sociétés. Leur présence effective et efficace a un impact économique dans l'organisation et la gestion des courses.
Etre Réactif
Autre constatation : Sur les hippodromes de la Fédération de l'Ouest, les enjeux PMH et les entrées ont baissé. Inévitable en période de crise. Cependant on note un bond à l'indice de fréquentation chez les hippodromes marins qui attirent beaucoup de spectateurs pas forcément turfistes. Faire venir les gens sur les hippodromes n'est pas chose aisée. La Fête des Courses est un exemple révélateur. Cette manifestation ludique gratuite qui s'adresse aux enfants nécessite la présence des parents et par voie de conséquence, une augmentation aux entrées. D'autres initiatives ont été évoquées portant sur l'accueil et l'information des spectateurs occasionnels pour une meilleure connaissance des courses. Chaque société importante devrait posséder un bénévole « Monsieur Accueil » que les tutelles se proposent de former.
A notre avis, La Presse reste cependant le support le plus efficace. Des partenariats existent dans les rubriques locales. Ils donnent entière satisfaction. On ne devrait pas ignorer toutes les possibilités offertes par Internet même si l'audience peut encore paraître confidentielle. Et pourtant ce sera peut-être l'avenir quand les journaux se mettront encore plus au Numérique.
Les Portes Ouvertes, donc gratuité de l'entrée, sont également un biais promotionnel à manier avec précaution. Les sociétés bénéficiant de nombreuses journées de courses peuvent se le permettre à condition de ne pas gêner, le même jour, la petite qui organise sa seule réunion de l'année avec un programme moins alléchant. La Tutelle n'est pas favorable à la gratuité. Question de bon sens dans des périodes assez délicates à gérer financièrement ? La réponse peut apparaître en filigrane dans la question.